Irak : Les Etats-Unis ont le devoir de nous laisser la paix

 

L’évêque auxiliaire de Bagdad évoque le retrait des troupes américaines

ROME, Vendredi 20 août (ZENIT.org) – « Les troupes étrangères, si elles s’en vont, ont le devoir de laisser derrière elles la paix et la sécurité », a insisté Mgr Shlemon Warduni, évêque auxiliaire de Bagdad des Chaldéens, dans une interview à Radio Vatican, le 19 août.

Le prélat irakien s’est exprimé après l’annonce du départ de la dernière brigade de combat américaine plus de 7 ans après le début de la guerre, en mars 2003. « Aujourd’hui, les militaires américains en Irak sont 56.000 et leur nombre atteindra comme prévu à 50.000 à la fin du mois », souligne Radio Vatican. Dans les prochains mois, la mission des forces américaines consistera à assister les forces locales. Le retrait de tous les militaires est prévu d’ici fin 2011.

Malgré tout, la situation est loin d’être pacifiée. Pour Mgr Warduni, « il est très difficile de vivre dans un lieu où il n’y a ni loi ni gouvernement ». « Il faut avant tout avoir un gouvernement stable, une loi qui gouverne le pays, parce qu’aujourd’hui les terroristes vont et viennent comme ils veulent », dénonce-t-il.

L’évêque irakien évoque le manque de travail, les « voitures piégées », les « kamikazes » et toutes les autres « manifestations de violence » dans le pays.

« Les troupes étrangères, si elles s’en vont, ont le devoir de laisser derrière elles la paix et la sécurité », insiste-t-il en déplorant les « résultats négatifs de la guerre ». « Comme le disait Jean-Paul II et comme le dit Benoît XVI, la guerre détruit tout et ne fait aucun bien ».

Dans cette interview à Radio Vatican, il lance un appel à « tous les hommes de bonne volonté à coopérer avec conscience, cette conscience qui met Dieu au centre et non pas nos propres affaires, nos propres intérêts ». « Nous voulons, nous demandons, nous crions : paix et sécurité ! ».

Mgr Warduni souhaite aussi que l’on éduque à la démocratie : « Il faut la semer et non l’imposer ». « Si une grande digue s’ouvre à l’improviste, que se passe-t-il ? On découvre de grandes inondations. Ici, nous étions dans une grande prison ; et que se passe-t-il si une prison est ouverte soudainement ? Il faut enseigner la démocratie, et non pas seulement parler de démocratie. Que ceux qui parlent de démocratie, viennent marcher dans les rues de Bagdad… », souligne-t-il enfin.

 
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