Marseille: Conférence « Orient Chrétien » de P. J-M. Mérigoux

Le christianisme est né en Orient : Les deux « poumons de l’Eglise »

C’est dans la direction de l’Orient que sont habituellement construites nos églises : ainsi, en se tournant dans la direction où le soleil se lève, prêtres et fidèles sont symboliquement orientés vers le Christ dont on attend le retour glorieux.

L’orientation vers l’Orient, nous la trouvons évoquée chez Ezéchiel : « Le Temple était tourné vers l’Orient » (47, 1). Il est important que nous, chrétiens d’Occident, nous nous tournions vers nos frères chrétiens d’Orient, car il en va un peu de notre santé spirituelle : Jean Paul II aimait dire : « L’Église a deux poumons : un poumon oriental et un poumon occidental ». Pour être en bonne santé, les fidèles de l’Église doivent respirer avec leurs deux poumons : Ces poumons sont les deux faces du visage de l’Église : l’orientale et l’occidentale.

Dans la Lettre apostolique, Lumière de l’Orient1 Jean Paul II avait invité les catholiques à connaître et à étudier le patrimoine spirituel, théologique et liturgique de l’Orient, il rappelait qu’au cours des siècles « l’Occident avait toujours beaucoup reçu de l’Orient dans le domaine de la liturgie, de la tradition spirituelle, du droit ». La connaissance de l’Orient chrétien était pour lui un vrai pas vers l’unité des chrétiens.

Le patriarche grec melchite catholique Maximos IV, déplorait au moment du concile Vatican II, dont il fut l’une des éminentes figures : « Trop souvent l’Occident catholique nous a ignorés »2.

L’Orient est la région géographique et historique choisie par Dieu pour commencer à « habiter parmi nous », c’est le lieu de la naissance du christianisme. En Palestine, Jésus, le Fils de Dieu, s’est inséré dans le peuple de la Bible en devenant aussi le fils de Marie. Né à Bethléem en Judée, il a grandi, vécu et prêché en Galilée, puis s’est rendu à Jérusalem pour y accomplir le sacrifice redempteur de la Pâque. Quant à l’actualité, elle ne cesse de nous parler du Proche et du Moyen Orient, tout spécialement de la terrible situation des chrétiens d’Irak et des pays voisins.

C’est pourquoi, le Proche-Orient a une très grande importance pour les chrétiens de tous les temps : elle est la « Terre Sainte » où ils aiment aller en pèlerinage et cherchent à rencontrer les frères chrétiens qui y vivent.

Si les chrétiens d’Orient sont loin de l’Occident au point que bien souvent nous avons du mal à deviner qui ils sont et ce qu’est leur vie quotidienne, voici que depuis peu, du fait de leur dramatique émigration, ils sont souvent présents parmi nous.

Chaque dimanche dans des églises, en France, à Paris, Sarcelles, Lyon, à Marseille, on célèbre la liturgie arménienne, byzantine, chaldéenne, syriaque, maronite, copte.

C’est bien en Orient que le christianisme est né, c’est là qu’il a ses racines bibliques et culturelles.

Mais le christianisme n’est pas pour autant le « produit de l’Orient », de sa culture, de sa civilisation ou de ses Terres, fussent-elles déclarées « saintes ».

Le christianisme vient « d’en Haut », ses racines sont en Dieu, il réalise parmi nous le mystère de l’Incarnation : « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1,14).

C’est parce que le Fils de Dieu s’est incarné en Orient et parce que cette région lui a donné l’hospitalité que l’Orient et les chrétiens d’Orient ne cessent de nous rappeler, par un charisme qui leur est propre, la Bonne Nouvelle de la venue de Dieu parmi nous.

Incarnation et hospitalité

Le rapport entre le Verbe de Dieu fait chair et l’humanité, comme celui de l’Église et du monde, est de l’ordre d’une immense « hospitalité ». Jésus aimait cette attitude d’accueil qu’est l’hospitalité, dont il bénéficiait souvent chez Lazare, Marie et Marthe, au village de Béthanie, près de Jérusalem. En recevant l’hospitalité, Jésus la pratiquait aussi à l’égard de ses hôtes, mais à un niveau supérieur.

Jacques Maritain a évoqué cette hospitalité reçue et donnée par Jésus : « Jésus mangeait et buvait chez ses amis de Béthanie, il était reçu à Béthanie, mais c’est Béthanie qui recevait de Jésus »3.

Il en va de même, continue-t-il pour le christianisme qui, au cours de son histoire, emprunte bien des éléments aux civilisations humaines où il s’établit et veut se rendre intelligible : « Ses langues liturgiques et ses langues de prédication, l’architecture et l’ornementation de ses temples, les matières communes ou précieuses assumées par son culte, la sagesse humaine assumée par sa théologie »4.

Tout cela est pris et assumé par la même miséricorde qui a amené l’Incarnation divine.

Orient chrétien et Terre Sainte

Il y a un lien très fort entre le « Christianisme oriental » et la « Terre Sainte » et plus largement, avec toutes les Terres bibliques « non-saintes », comme la Mésopotamie, l’Irak d’aujourd’hui, et la vallée du Nil, l’Égypte.

Dans les premiers siècles du christianisme, dès que prirent fin les persécutions, les fidèles ont aimé venir visiter les Lieux vénérables où s’était déroulée la vie de Jésus et alors les pèlerinages s’organisèrent.

Ces « Terres Saintes » se révélaient pour eux le pays d’origine des chrétiens qui les avaient précédés dans la foi au Christ et les avaient évangélisés. Au voyage en Palestine, bien des pèlerins ajoutaient une visite aux monastères d’Égypte, ce pays où le monachisme avait pris naissance.

L’Orient chrétien est marqué par la Bible et la Bible est marquée par l’Orient : y vivre est une grande grâce, mais cela constitue aussi une aventure spirituelle qui provoque parfois des difficultés et des tensions humaines dues à leur contexte politique : pensons à la lettre pastorale de Mgr Michel Sabah, précédemment patriarche catholique latin de Jérusalem, datée de 1993 : Lire et vivre la Bible au pays de la Bible5.

Le christianisme proche-oriental a conservé des Traditions de l’Église primitive comme par exemple, la langue araméenne qui était la langue de Jésus et des Apôtres.

Cette langue est parlée, sous la forme appelée « soureth » dans bien des régions chrétiennes d’Irak, de Syrie, de Turquie, d’Iran et aussi, depuis peu, dans toute la diaspora chrétienne d’Irak, un peu sur tous les continents.

Le Concile Vatican II a rappelé que l’Orient chrétien, par les Pères de l’Église qui en sont issus, par les Conciles œcuméniques qui s’y tinrent, constituait une source intarissable d’inspiration pour la vie chrétienne, pour les théologiens, les contemplatifs, les artistes, les historiens et les pèlerins : cette région constitue un vrai « lieu théologique » aux richesses spirituelles inépuisables. Le Concile a très souvent fait appel à l’Orient chrétien pour l’aggiornamento de toute l’Église

Antioche, la première métropole chrétienne

Dans les Actes des Apôtres, saint Luc montre que la fondation de l’Église d’Antioche suivit de peu le martyre de saint Étienne qui avait eu lieu à Jérusalem et la dispersion qu’elle entraîna : « C’est à Antioche, que pour la première fois, les disciples de Jésus-Christ furent appelés chrétiens »6.

La ville d’Antioche, l’ancienne capitale des Séleucides devenue capitale de la Syrie romaine, était depuis longtemps une ville païenne : elle fut alors évangélisée par plusieurs Apôtres : Pierre, Paul, Jean et Barnabé.

Antioche devenue « chrétienne » sera le point de départ de l’évangélisation du monde. Saint Pierre et saint Paul en partirent pour évangéliser l’Occident et de là saint Thomas, avec ses disciples, se dirigea vers la Mésopotamie et l’Inde.

De nos jours, la ville d’Antioche (Antakiya, en arabe) qui fait partie de la Turquie (Hatay, en turc) est toujours le siège « ecclésiastique, canonique » de plusieurs Patriarches catholiques et orthodoxes : chacun de ces pasteurs porte le titre de « Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient ».

Les huit Patriarcats de l’Église catholique

Pour répondre aux questions que beaucoup se posent au sujet des Églises d’Orient, souvent étonnés de leur multiplicité, il n’est pas inutile de rappeler d’où vient, dans l’Eglise, la diversité des « Églises patriarcales » et tout particulièrement dans l’Église catholique.

Cette notion de « Patriarcat » qui peut paraitre un peu lointaine et étrange à bien des fidèles occidentaux, est en fait révélatrice et éclairante sur la nature même de notre Église « aux deux poumons », qui est de fait constituée d’un ensemble d’Églises « locales », ou Patriarcats, toutes unies au successeur de saint Pierre, au pape de Rome.

L’ « Occident catholique » ne doit pas oublier qu’il constitue lui-même un « Patriarcat », celui de « l’Occident latin » qui est en parfaite unité avec les sept Patriarcats d’Orient.

Chacun des Patriarcats, ou « régions ecclésiales » dans l’Église, possède sa propre histoire, ses langues, ses rites liturgiques, ses traditions, ses chants, son architecture, sa spiritualité et même des approches théologiques propres pour certains sujets. Tout cela est vécu dans l’unité  catholique, dans une même foi qui s’exprime à travers des variétés légitimes.

Le Concile Vatican II l’a rappelé : « La variété des Églises locales montre avec plus d’éclat, par leur convergence dans l’unité, la catholicité de l’Église indivise » (Lumen Gentium  § 29).

En mettant l’accent sur les « Églises catholiques orientales », je n’oublie pas pour autant les diverses Églises orientales orthodoxes, mais, comme trop souvent des fidèles latins catholiques semblent insuffisamment informés sur leurs frères catholiques orientaux, je crois qu’il n’est pas inutile d’insister beaucoup sur la nature exacte de l’ensemble de l’Église catholique.

«  Nous avons des frères catholiques orientaux »

On assiste parfois, dans certains milieux, à une sorte de découpage géographique et mental assez étrange : « l’Orient chrétien » ce serait le domaine propre de « l’Orthodoxie », et « l’Occident chrétien » serait le domaine propre de la « Catholicité », identifié alors avec la « latinité ».

Ceci n’est pas conforme à la réalité.

Le patriarche grec melkite catholique, Maximos IV, avait grandement conscience d’avoir avec son toute Eglise patriarcale, une « vocation d’unisseur ». C’est pourquoi il fut réellement un vrai apôtre de l’unité entre les Églises catholiques et orthodoxes.

Il était persuadé que les Eglises orientales catholiques, avaient un très grand rôle œcuménique à jouer vis-à-vis des Églises orientales orthodoxes.

Parce que ces Eglises étaient à la fois « orientales et catholiques », elles constituaient un « Pont vers l’Orthodoxie ».

Ce rôle de « pont » fut admirablement reconnu et comme acclamé par l’Église orthodoxe elle-même en la personne du patriarche grec-orthodoxe de Constantinople, le patriarche Athénagoras.

Lors du pèlerinage de Paul VI à Jérusalem en 1964, le patriarche Athénagoras rencontra Maximos IV et il lui déclara :

« J’ai bien suivi vos interventions au Concile et je vous en remercie : Vous nous représentez tous : Merci »7.

Qu’est-ce qu’un Patriarcat dans l’Eglise ?

Le lieu de naissance d’une « Église patriarcale » c’est historiquement une grande ville de l’Antiquité, au départ païenne, mais qui a été évangélisée, directement ou indirectement, par un ou plusieurs Apôtres : donc une ville qui, du fait de son évangélisation, devient alors, d’une façon nouvelle, une « capitale », un centre de vie chrétienne pour toute une région.

C’est, d’une façon éminente, le cas de Rome, d’Alexandrie et d’Antioche. Chacune de ces villes, devenue « en partie » chrétienne, fut appelée « Métropole » (ville « mère », meter) et dont la communauté chrétienne avait un évêque appelé « métropolite ».

Au Concile de Chalcédoine, en 451, on ajouta à ces trois villes, la nouvelle capitale de l’Empire, Constantinople, et encore Jérusalem. Donc, depuis cette date, ces cinq « métropoles » furent appelées « villes patriarcales » : leurs évêques furent dès lors appelés « Patriarches ».

Par la suite, deux quasi-patriarcats, ou  « catholicossats », furent ajoutés : celui des Arméniens et celui de « l’Eglise de l’Orient » ou Eglise des « Syriens orientaux ».

Aujourd’hui cette antique « Eglise de l’Orient »  comprend des catholiques chaldéens et aussi des Assyriens, parfois appelés « Nestoriens ».

Voilà pourquoi aujourd’hui on rencontre au Proche-Orient ces divers « Patriarcats», ou Eglises locales, tant chez les catholiques que chez les orthodoxes et ces Eglises s’identifient plus ou moins à telle ou telle région.

Au Liban, on rencontre des catholiques qui sont Maronites, sous l’autorité du Patriarche maronite d’Antioche (qui était en visite officielle en France, les 8-10 septembre derniers) ; en Égypte on rencontre des Coptes catholiques qui se rattachent au patriarche copte catholique d’Alexandrie ; en Syrie et au Liban, des Grecs melchites catholiques qui se rattachent au Patriarche grec catholique d’Antioche ; en Turquie, des Arméniens qui se rattachent au Patriarche arménien catholique et en Irak, les catholiques relèvent majoritairement du Patriarcat chaldéen dit de Babylone, ce sont les Chaldéens. Quant aux Latins catholiques qu’ils soient en Europe, en Afrique, en Amérique et en Asie, ils font partie du Patriarcat d’Occident dont le centre historique est Rome.

Dans ces mêmes régions on rencontre les versions orthodoxes de ces mêmes Eglises, sauf pour les Maronites qui n’ont pas de pendant orthodoxe.

Définissons donc une Église patriarcale comme « une communauté de fidèles située dans une zone précise de l’Église universelle », caractérisée par un territoire géographique, façonnée par une culture, une langue, une histoire et surtout par son caractère « apostolique », c’est-à-dire que sa « Ville mère », ou « métropole », correspond à une capitale, à une grande ville païenne de l’antiquité devenue chrétienne et qui est aujourd’hui le siège épiscopal d’un ou de plusieurs Patriarches.

C’est ainsi qu’à partir d’Antioche, la grande métropole de la Syrie, il y a le monde araméen qui s’étend jusqu’en Mésopotamie et en Inde. Il y a à partir d’Alexandrie, toute l’Égypte, le long du Nil, qui, avec sa langue égyptienne millénaire et l’écriture grecque, allait donner un jour la langue copte.

Il y avait à partir de Rome l’ancienne capitale politique de l’empire romain, le centre de la civilisation latine et qui s’étendait dans les Gaules et au-delà. La Patriarcat latin d’occident est aujourd’hui immense, et outre son visage catholique, il comprend plusieurs visages « Latins non catholiques », comme les Latins-anglicans ou Latins luthériens.

Les Patriarches catholiques

Voici la liste de nos Patriarcats catholiques, donc aussi la liste des liturgies patriarcales en usage dans l’Église catholique.

Patriarcat d’Antioche pour les Maronites

Patriarcat d’Antioche pour les Syriens catholiques

Patriarcat d’Antioche, pour les Grecs-melkites catholiques

Patriarcat d’Alexandrie pour les Coptes catholiques

Patriarcat de Jérusalem pour les Latins catholiques

Patriarcat de Cilicie pour les Arméniens catholiques

Patriarcat de Babylone pour les Chaldéens

Patriarcat de Rome en Occident pour les Latins catholiques, où se trouve le Pape, évêque de Rome et pasteur universel.

²Il est intéressant de remarquer que tous nos Patriarches orientaux de l’Église catholique ont la nationalité d’un pays arabe : libanaise, syrienne, irakienne, palestinienne et égyptienne; ils sont tous « arabes ».

S.B. Grégoire III Laham, patriarche grec-melchite catholique, est syrien

S.B. Antonios Naguib, patriarche copte catholique, est égyptien

S.B. Béchara Boutros al Raï, patriarche maronite, est libanais

S.B. Ignace Yousef III Younan, patriarche syrien catholique, est syrien

S.B. Emmanuel III, cardinal Delly, patriarche chaldéen, est irakien

S.B. Nersès Bédros XIX Tarmouni, patriarche arménien catholique, est égyptien 

S.B. Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem, est jordanien

Les langues liturgiques

Dans tous les pays du Proche et du Moyen Orient les chrétiens arabes ou arabophones sont nombreux. Au Liban ce sont d’une façon prioritaire les Maronites, en Irak les Chaldéens8, en Syrie les « Grecs » et les « Syriaques », en Jordanie, en Palestine et en Israël les Latins, en Egypte les Coptes, et à Istanbul de nos jours bien des Surânî du Tûr ‘Abdîn et de Mârdîn.

A côté des langues originelles propres à ces Patriarcats : le grec, le syriaque occidental, le syriaque oriental ou chaldéen, le copte et l’arménien, on a pu voir que l’arabe s’est imposé comme langue commune à ces Eglises, pour les assemblées de leurs Patriarches et de leurs évêques, la langue de la rédaction des documents ecclésiastiques, des discours dans les congrès et celle de toutes les catéchèses adressées aux fidèles.

Chacune de ces Eglises, tout en conservant son héritage linguistique et culturel propres, a donc habituellement connu dans l’histoire une inculturation progressive, mais rarement totale, en direction de la langue arabe. La langue arabe est de fait habituellement dominante dans la plupart de ces pays où vivent les chrétiens d’Orient.

Au Liban, en Syrie, en Irak, en Egypte, en Jordanie et en Palestine, l’arabe est dans toutes les Eglises locales, la langue d’enseignement dans les séminaires, les scolasticats, les noviciats et les facultés de théologie, même si les étudiants connaissent aussi et approfondissent la langue propre de leur tradition ecclésiale, comme en Occident latin le séminaristes étudient le latin.

par Père Jean-Marie Mérigoux

1 Orientale Lumen, 1995, § 24-26.

2 Maximos IV, L’Orient conteste l’Occident, Paris, Cerf, 1969, 17. 

3 Jacques Maritain, Religion et culture, II, § 8 (Oeuvres complètes, Paris-Fribourg, vol. IV, pp. 221-222) 

4 Idem

5 Declée de Brouwer, 1993.

6 Actes des Apôtres, 11, 26 ; Cf. Paul Bony, Saint Paul …tout simplement, Paris, Les éditions de l’Atelier, 1996, pp.14-15.

7 Cf. « Maximos conteste l’Occident », p. 72 ; Ignace Dick, qu’est-ce que l’orient chrétien ? Paris, Casterman 1965 ; Voir : « Benoît XVI, Lumière du monde, le pape, l’Eglise et les signes des temps », un entretien avec Peeter Seewald, Paris, Bayard, 2011, p. 123 : « Les Eglises orientales (orthodoxes) sont d’authentiques Eglises particulières bien qu’elles ne soient pas en relation avec le Pape. Dans ce sens, l’unité avec le Pape n’est pas constitutive de l’Eglise particulière. Mais le manque d’unité est sans doute aussi un manque interne au sein d’une Église particulière. Car l’Église particulière est conçue dans le but de faire partie d’un tout. Dans cette mesure, la non-communion avec le Pape est en quelque sorte une lacune dans cette cellule de vie. Elle demeure une cellule, elle peut porter le nom d’Eglise, mais il manque un point à l’intérieur de la cellule : le lien avec l’organisme global ».

8 Qui se définissent aussi, et avec raison, comme « Araméens ».

NB: Père Jean-Marie Mérigoux a donné une conférence intitulé « Orient chrétien » aux jeunes Assyro-Chaldéens de Marseille réunis à l’Eglise Notre Dame de Chaldée (Bois le Maître – Beaumont 13012) en présence de Père Sakvan Younan le vendredi 28/10/2011 à 19h30, dont ci-dessus un texte résumé…

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