Syrie : 12 religieuses orthodoxes entre les mains des rebelles

Syrie : 12 religieuses orthodoxes entre les mains des rebelles

Pour la deuxième fois en  trois mois, la ville chrétienne de Maaloula a été attaquée par des milices qui auraient notamment enlevé une douzaine de religieuses.

03/12/2013
La nouvelle est confirmée : le cœur historique de Maaloula,  la petite ville à majorité chrétienne, à 60 kms de Damas, la capitale syrienne, a été de nouveau attaquée par des milices rebelles. Douze religieuses du monastère orthodoxe de sainte Thècle ont été enlevées et emmenées lundi 2 décembre vers Yabrud, une zone de combats.    Maaloula était presque vide de ses habitants, la plupart des habitants ayant fui vers la capitale syrienne ou le Liban. La localité se trouve dans la région montagneuse de Qalamun, entre Damas et Homs, où les affrontements entre l’armée régulière et les milices rebelles se sont intensifiés au cours de ces dernières semaines.
L’attaque, survenue le samedi 29 novembre, est la seconde subie au cours de ces trois derniers mois par la ville où se trouvent le Monastère de Sainte Thècle et le Sanctuaire dédié aux Saints Serge et Bacchus.  Les religieuses avaient décidé de rester, de témoigner par leur présence la marque chrétienne de ce vieux village où  les habitants parlent encore l’araméen, la langue de Jésus-Christ déclare le nonce apostolique en Syrie, Mgr Mario Zenari, au micro de Radio Vatican.   Le nonce ignore les raisons pour lesquelles ces religieuses ont été enlevées, et évite de prononcer le mot « enlèvement » car il pourrait s’agir aussi d’une prise de contrôle du couvent pour avoir la main libre à Maaloula. Il  prie et souhaite que ces religieuses orthodoxes « syriennes et libanaises actions armées des rebelles dans plusieurs localités à travers tout le pays.armée régulière et les milices rebelles, Mgr Zenari confirme les difficultés de l’armée à reprendre le contrôle de la ville de Maaloula, comme dans tant d’autres villes au nord et au sud de Damas. Selon lui, l’escalade de ces dernières semaines est certainement due au fait, qu’en prévision de la prochaine conférence de paix Genève 2, annoncée pour le 22 décembre,  chaque partie « cherche à gagner quelque chose sur le terrain ».   Lors de cette rencontre destinée à trouver une solution politique à la crise syrienne après trente-deux mois de conflit, pour la première fois le gouvernement syrien et l’opposition seront réunis à la même table.

 sources: Radio Vatican

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