Nouvelles victimes de l’offensive de l’État islamique

Nouvelles victimes de l’offensive de l’État islamique

Les yézidis du Sinjar, oubliés du chaos irakien

Si l’expulsion des derniers chrétiens de la ville de Mossoul le 19 juillet dernier a entrainé une réaction rapide et légitime à travers le monde, d’autres minorités religieuses se trouvent dans une situation critique face à la montée en puissance de l’État islamique dans le nord-est de l’Irak. C’est notamment le cas de la minorité yézidie. Kurde et non-musulmane, elle constitue une cible toute désignée pour les djihadistes qui ont conquis la région du Sinjar, son chef-lieu éponyme et les villages environnants.

D’après des témoignages rassemblés dans la journée du dimanche 3 août, l’entrée des hommes de l’État islamique dans le Sinjar aurait été immédiatement suivie d’atrocités et d’exactions visant spécifiquement la communauté yézidie. Trente personnes auraient été exécutées par l’État islamique pour avoir refusé de se convertir à l’Islam. Des rapports de viols à grande échelle et d’enlèvements massifs concernant notamment des femmes et des enfants ont également émergé dans l’après-midi. Les sanctuaires et les lieux de culte de la communauté yézidie, qui se distinguent par leur architecture caractérisée par des dômes cannelés surmontés d’une flèche, auraient été détruits systématiquement par des djihadistes, de même qu’un mausolée chiite de la ville de Sinjar. Ces violences ciblant la population civile ont conduit des dizaines de milliers de personnes à se réfugier vers les monts du Sinjar où les attendent une pénurie certaine de vivres et d’abris, tandis que les batteries de leur téléphones se déchargeaient les une après les autres, les coupant de leurs familles et du reste du monde. Une dizaine d’enfants et de personnes âgées y seraient mortes d’épuisement dans la nuit de dimanche à lundi. Des milliers d’autres ayant pris la route plus tôt ont pu rejoindre des localités yézidies situées plus avant en territoire kurde tels que Shariya, Khanik et Baadre, respectivement au sud, au sud-ouest et au nord-ouest de la ville de Dahuk, capitale du gouvernorat du même nom. En tout, d’après l’ONU, près de 200 000 personnes auraient été jetées sur les routes en 24 heures suite aux avancées de l’État islamique dans la région. Les yézidis d’Irak connaissent en ce début de mois d’août une catastrophe humanitaire qui n’a eu que trop de précédents dans leur histoire meurtrie. (…)

Allan Kaval

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(source: http://orientxxi.info, article daté du 05/08/2014)

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