Le Vatican en faveur d’une intervention militaire contre l’EI

Le Vatican en faveur d’une intervention militaire contre l’EI

La représentante de l’UNICEF en Syrie appelle au « dialogue » politique avec l’EI pour un accès humanitaire

Fabrice Coffrini (AFP)Fabrice Coffrini (AFP)« Le représentant du Vatican auprès des Nations unies à Genève, Silvano Tomasi (g) et Mgr Charles Scicluna devant le Comité de l’ONU pour les droits des enfants, le 16 janvier 2014 à Genève »

Un responsable de la diplomatie du Vatican aux Nations Unies à Genève a appelé à la création d’une force internationale coordonnée pour arrêter les attaques contre les Chrétiens et les minorités perpétrées par le « soi-disant Etat islamique » en Syrie et en Irak.

« Nous devons arrêter ce genre de génocide », a déclaré l’archevêque italien Silvano Tomasi, le représentant du Vatican à Genève, lors d’une interview au journal Crux.

Tomasi a indiqué que toute coalition contre l’EI doit inclure les pays musulmans du Moyen-Orient et ne peut être simplement le fait d’une « approche occidentale. » Il a également dit qu’elle devrait se dérouler sous l’égide de l’ONU, rapporte Crux.

Ce appel au recours à la force est inhabituel pour le Vatican, traditionnellement opposé aux interventions militaires au Moyen-Orient, y compris les deux guerres du Golfe sous commandement américain.

Un « dialogue » politique avec l’EI pour un accès humanitaire

La représentante de l’UNICEF en Syrie a appelé vendredi les politiques à « entamer un dialogue » avec le groupe Etat islamique (EI) pour aider les humanitaires à avoir un plus large accès aux zones sous contrôle des djihadistes.

Zein al-Rifai (AMC/AFP/File)Zein al-Rifai (AMC/AFP/File)« Syrian girls, carrying school bags provided by UNICEF, walk past the rubble of destroyed buildings on their way home from school on March 7, 2015 in al-Shaar neighbourhood, in the rebel-held side of the northern Syrian city of Aleppo »

« Nous ne parlons pas directement avec l’Etat islamique. Ils ne veulent pas avoir à faire à nous non plus. (…) Ils ont refusé de parler à l’ONU jusqu’à présent », a déclaré Hanna Singer aux journalistes, lors d’un point presse à Genève.

« Mais il n’en va pas de la seule responsabilité des agences humanitaires. Les parties politiques ont la responsabilité politique de discuter pour exercer des pressions et entamer un dialogue avec l’ISIS (l’une des appellations de l’organisation Etat islamique, ndlr) », a-t-elle ajouté.

« Ceci dit, nous essayons en permanence d’avoir accès » aux personnes en difficulté « à travers différents partenaires », a-t-elle dit.

Quelque 5,6 millions d’enfants souffrent du conflit qui dévaste la Syrie depuis mars 2011, selon l’UNICEF.

Selon l’agence des Nations unies, jusqu’à deux millions d’enfants syriens vivent dans des secteurs qui ne sont pas accessibles à une aide humanitaire, et quelque 2,6 millions d’enfants ne sont plus scolarisés.

En Syrie, la crise a commencé le 15 mars 2011 par des manifestations pacifiques qui ont été réprimées dans le sang, déclenchant une guerre civile qui a fait plus de 210.000 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

Le conflit s’est complexifié avec la montée en puissance en 2014 des djihadistes de l’Etat islamique (EI), qui contrôlent plusieurs régions.

(i24news avec AFP)

 

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